De bien beaux bouts de chemin
micompostela est le récit — en plusieurs photos et quelques notes — de mes pérégrinations, depuis Saint-Jean-Pied-de-Port et Carcasonne dans les Pyrénées jusqu'à Santiago de Compostela en Espagne, entre le 12 octobre et le 15 novembre 2012 et entre le 16 octobre et le 19 novembre 2013.
J'ai parcouru près de 2500 kilomètres, dont 1000 en 2012, d'abord à pied puis à vélo et même 200 bornes avec un Husky aux yeux pas pareils. Non, je n'ai souffert ni d'ampoules ni d'entorses. Aux croyants la douleur, le prétendu zen que je suis n'a cherché que de la beauté et reçu que du bonheur pur beurre ; ) C'est sans compter les racontars et autres bobards pour impressionner les marcheuses, eussent-elles été des cherche-nirvanas, des apologistes, de fausses repenties ou de vraies pécheresses.
Comment oublier les hommes moyenâgeux, sportifs et frileux, rieurs ou peureux devant et derrière une jolie cohorte de femmes seules, curieuses, nerveuses, relaxes ou basiquement névrosées — tous/tes transportant beaucoup plus de bagages qu'il n'en faut pour vivre au moment présent — débarqué(e)s du Plateau Mont-Royal, d'Huberdeau, de Trois-Rivières, de Mont Tremblant, d'Australie, de Pologne, de Paris, de Portland en Oregon et Portland dans le Maine, d'Irlande, de Corée, du Japon, d'Italie, d'Espagne, d'Allemagne, de Turquie, de Catalunia, du Québec et même du ROC, eh?
Religieux, les pélerins? Pas vraiment. Durant quarante jours à fréquenter des auberges, des villages, des monastères et autres conventos le long du camino, j'ai vu à peine une personne sur cinq assister à une quelconque prière ou office, voire une messe — sauf par curiosité. Lors de la messe quotidienne (à 19 heures, comme dans plusieurs régions d'Espagne), les fervents se comptent sur les doigts d'à peine quelques pieds.
Le dimanche par contre, c'est plutôt bondé : des messes menées de voix fermes par des femmes. Les trop conservateurs et machos chrétiens espagnols sont-ils en train de réaliser que sans les femmes, leur Église ne tiendra pas le coup ? À suivre ...